Prélude au temps passé...
Prélude au temps passé… à se mouvoir, sous conditions, de " venir " à " devenir "... Oui mais pourquoi ?
La question :
Du " bon vouloir " à consacrer du temps à le trancher ou comment ne pas ne pas s’arrêter lorsqu’on est dans les clous (normés) ? Telle pourrait être la question subie, comme une torture que l’on s’impose, avant de naître à Soi. Mais que diantre ! : la nue vérité est ailleurs, rassurons-nous, et je suis bien incapable de nous la fournir en mots et même tout court, fussent-ils : " tout court ".
L’âme, cette présupposée - par quelques-uns ni rassemblés ni dissimulés dans l’absolu sous une bannière - part d’éternité, " ici " non livrable en pâture à l’intellect, avide de chiffres, des hommes (seule peut l’être, car assimilable, son ombre posée sur notre histoire révélée par des livres), peut-elle se " dé-couvrir " au travers d’un savoir être, d’un savoir-faire fruit d’une volonté d’en découdre avec la notion de vacuité, d’absence de partition ? Autrement dit et en usant d’un raccourci : peut-on se satisfaire de n’avoir qu’une seule âme à partager entre toutes les formes où la vie pour durer se love, sans se convaincre soi-même de lui (l’âme) appartenir, par foi, hasard ou simplicité ? Quel rôle, dans un contexte de diversité, est jouer par l’autre, quand l’autre accepté sans jugement offre l’humilité ? L’âme et le temps peuvent-ils faire bon ménage, s’ils ne le font pas déjà ? Qu’elle est la part de l’oubli dans ce que mon existence renvoie à la mémoire ?
Bref ! Comme pour passer le temps ou " mieux " remplir celui qui m’est accordé, je me consacre parfois, à travers l’étude irréligieuse de son ubiquité - est-il pour autant partout présent ce temps pesant dont l’absence pourrait davantage peser ? -, à la recherche de quelques questions – armé de mon filet à papillons - qui n’auraient d’autres buts, avouables, que de tordre le cou à certaines idées reçues, par commodité, plutôt qu’à trouver des réponses dites correctes car acceptées par le plus grand nombre, au risque d’ôter ainsi la " vie " aux questions alors attrapées. Il s’agirait plutôt qu’une question (inspiration) amène une réponse (expiration), et ainsi de suite sans douter de la suite avec confiance regagnée, jusqu’à épuisement d’une solitude rendue sienne par facilité et parfois vanité ; une solitude qui représente une menace palpable, de plus en plus palpable, eu égard à l’uniformisation galopante. L’ensemble comme objectif fait peur, par la responsabilité et l’engagement individuel qu’il impose, force le qu’en dira-t-on. Et pourtant : faut-il craindre quand il n’y a rien à craindre sinon son propre regard ?
En d’autres temps : " Si j’étais 2 chiens, je m’amuserais ensemble "... jusqu’à rendre l’âme, qui sait...
La réponse :
Tout ce qui n’est pas donné sera perdu. Or, nous avons reçu, tous autant que nous sommes... venus.